Je n'ai pas vraiment de projet. Juste une envie. C'est trop tôt ?
C'est le bon moment, au contraire. Tout le parcours est fait pour transformer une envie en énoncé, puis un énoncé en objets — si votre projet était déjà formulé, vous n'auriez pas besoin de moi. La seule situation où c'est réellement trop tôt, c'est si vous n'avez pas encore de métier : je travaille sur ce que vous savez faire, et il faut donc que vous sachiez faire quelque chose. Un savoir-faire flou, très bien. Aucun savoir-faire, non.
J'ai trois idées. On en choisit une ou on les teste toutes ?
Ni l'un ni l'autre. On n'en élimine aucune par raisonnement — c'est le meilleur moyen de garder la mauvaise. On prend celle qui résiste le mieux à la première séance, on la pousse jusqu'à la page en ligne, et on regarde ce qui se passe. Dans la plupart des cas, les deux autres ne sont pas éliminées : elles se retirent d'elles-mêmes, parce que vous découvrez qu'elles disaient la même chose en moins bien.
Et si je découvre en route que mon idée ne vaut rien ?
Alors vous venez d'économiser deux ans et plusieurs milliers d'euros, et c'est le meilleur retour sur investissement de toute cette page. Mais soyons précis : ça n'arrive presque jamais comme ça. Ce qui arrive, c'est qu'une idée se déplace — le métier était bon et la cible était fausse, ou la cible était bonne et l'offre était trop large. On ne détruit pas des projets ici, on les recentre. Et un projet recentré ressemble parfois si peu à l'original que ça fait un choc.
Pourquoi payer, alors que l'accompagnement à la création est souvent gratuit ?
Parce que ce n'est pas le même travail. Les réseaux d'accompagnement font un travail utile et je leur envoie régulièrement des gens : ils connaissent les aides, les statuts, le montage de dossier, et ils le font mieux que moi. Ce qu'ils ne font pas, faute de temps et de format, c'est passer des heures en tête-à-tête à démolir votre formulation jusqu'à ce qu'elle tienne, puis fabriquer les objets qui le prouvent. Si votre problème est administratif, allez les voir — sincèrement. Si votre problème est que vous n'arrivez pas à dire ce que vous faites, ils ne le règleront pas.
Je n'ai jamais écrit une ligne de code. Sérieusement.
Tant mieux. Ceux qui s'en sortent le mieux dans mes ateliers ne sont pas les profils techniques : ce sont les profils littéraires, ceux qui savent formuler, préciser, reformuler. Vibe coder, c'est un exercice de langue, pas de syntaxe. Vous décrivez ce que l'outil doit faire, vous regardez ce qui sort, vous dites « non, pas ça, refais ». Si vous savez rédiger une consigne claire à un stagiaire, vous savez faire.
Mon métier est manuel. Il n'y a rien à numériser.
On ne numérise jamais le métier. Le boulanger ne numérise pas son pain, l'ostéopathe ne numérise pas ses mains, le paysagiste ne numérise pas sa haie. On numérise tout le reste : les devis, les relances, les rendez-vous, le suivi, la tarification, la preuve sociale. C'est exactement là que meurent les indépendants — pas sur le geste, mais sur la périphérie, à trois heures d'administratif par soir à zéro euro de l'heure. Les métiers les plus manuels sont d'ailleurs les mieux servis ici, parce que personne n'a jamais codé d'outil pour eux.
Et ma banque, qui veut un vrai dossier ?
Elle l'aura, complet, au format attendu, sans aucune fantaisie. Simplement il sortira en phase 3 au lieu de la phase 1, et chaque chiffre qu'il avance pourra être vérifié dans un outil qui tourne déjà. C'est plus long à obtenir et infiniment plus solide à défendre. Personne ne vous demande de renoncer à la rigueur : on vous propose d'y arriver par un chemin qui produit des preuves en route.
Si tout le monde peut le faire, ce n'est plus un avantage.
Vraie objection — valable dans deux ans. Aujourd'hui c'est une asymétrie massive, parce que l'immense majorité des indépendants n'imagine pas que ce soit possible. Mais oui : ça deviendra le niveau de la mer, pas le sommet. Ce qui restera différenciant, ce n'est pas savoir numériser, c'est savoir quoi numériser. C'est du diagnostic d'activité, et c'est mon métier depuis 1999.
Les outils que je fabrique, je peux vraiment les garder ?
Ce sont les vôtres, et surtout vous savez les refaire. C'est la différence avec un prestataire : quand votre activité change dans six mois — et elle changera — vous ne redemandez pas de devis. Vous rouvrez votre outil et vous le modifiez. L'autonomie n'est pas un bonus du parcours, c'est son objet.
Combien de temps, concrètement ?
Douze à quatorze semaines, dont seize heures en séance avec moi et une quarantaine d'heures de votre côté — soit environ quatre heures par semaine. Ce qui prend du temps, ce n'est jamais la fabrication : c'est la réflexion de la phase 1, et l'attente des vrais retours en phase 2. Un test de désirabilité réclame dix à quinze jours de calendrier réel, parce qu'il faut que des humains voient votre page et répondent. Personne ne vous armera un projet en trois jours, et méfiez-vous de qui vous le promet.
Pourquoi Le Point est-il payant, et pas offert ?
Parce que c'est une prestation complète, pas un appât. Vous en sortez avec votre positionnement écrit, testé auprès de cinq personnes réelles, utilisable même si vous vous arrêtez là. Et parce que c'est votre vraie garantie : vous risquez 590 € pour savoir si la suite vous intéresse, au lieu d'engager un parcours de trois mois sur une intuition. S'il y a une suite, ces 590 € sont déduits intégralement.
Et le CPF, les aides, les dispositifs ?
Rien de tout ça, et c'est volontaire. Un porteur de projet pas encore immatriculé n'a de toute façon accès ni à un OPCO ni à un fonds de formation des indépendants : ils exigent un numéro et des cotisations versées. Plutôt que de bricoler un montage administratif, je reste en fonds propres — ce qui me laisse libre de faire évoluer ce parcours quand je veux, et vous laisse un interlocuteur unique sans dossier à monter. L'argent, lui, existe déjà : c'est la ligne « site internet » de votre budget de lancement.
Pourquoi « Le Point » ?
Parce qu'en navigation, faire le point, c'est déterminer sa position réelle — pas celle qu'on croyait tenir. On ne peut tracer aucune route avant ça. C'est exactement ce qui se passe pendant les trois premières semaines : on établit où vous êtes vraiment, avec des instruments plutôt qu'avec des impressions. Le cap vient après, et il vient presque tout seul.